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Fête de la Musique 2025 : la planète célèbre la musique comme remède universel

Fête de la Musique 2025 : la planète célèbre la musique comme remède universel

Partout sur la planète, le 21 juin est un hymne à la musique. Cette année encore, la Fête de la Musique réunit des millions de voix, d’instruments et de pas de danse autour d’un thème universel : « Guérir par l’harmonie ». Du Bénin à l’Afrique de l’Ouest en passant par les grandes scènes internationales, l’édition 2025 se distingue par la force de son message et la diversité de ses expressions. Une célébration où la musique n’est plus seulement un art, mais un remède, un lien, une déclaration d’humanité.

Partout sur la planète, le 21 juin est un hymne à la musique. Cette année encore, la Fête de la Musique réunit des millions de voix, d’instruments et de pas de danse autour d’un thème universel : « Guérir par l’harmonie ». Du Bénin à l’Afrique de l’Ouest en passant par les grandes scènes internationales, l’édition 2025 se distingue par la force de son message et la diversité de ses expressions. Une célébration où la musique n’est plus seulement un art, mais un remède, un lien, une déclaration d’humanité.

Ce 21 juin, la planète vibre à l’unisson pour célébrer la Fête de la Musique, une tradition vivante née en France en 1982 qui, aujourd’hui, s’est imposée dans plus de 120 pays à travers le monde. Cette journée est une grande fête populaire, ouverte à tous, où la musique descend dans la rue, dans les quartiers, sur les places, dans les bars, les écoles et même les hôpitaux. Plus qu’un simple événement, cette fête symbolise la liberté d’expression, le vivre-ensemble, et la transmission d’un patrimoine musical sans frontières.

En 2025, la Fête de la Musique est placée sous le signe de l’harmonie et de la guérison, avec pour pour thème : «Guérir par l’harmonie». Un thème qui résonne puissamment dans un monde encore marqué par les crises sociales, écologiques et émotionnelles.

Au Bénin, la musique rayonne

Le Bénin a pleinement embrassé cette célébration depuis plusieurs années. Pour cette édition 2025, les activités s’étendent du 19 au 27 juin dans les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Bohicon et Parakou. Sous la coordination du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et avec l’appui de l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), une programmation riche et éclectique valorise aussi bien les musiques traditionnelles que les tendances urbaines, le jazz, l’afrobeat, ou encore les expérimentations sonores contemporaines.

À Cotonou, la salle rouge du Palais des Congrès accueille un plateau artistique prestigieux. À Parakou, la place Tabera devient une scène vivante où danses traditionnelles et musiques modernes se croisent. À Porto-Novo et Bohicon, de jeunes talents partagent la scène avec des figures confirmées, dans un esprit de transmission et d’unité culturelle. Et dans les bars culturels comme le Pura Vida, des sessions jazz permettent des échanges intimes et puissants. Partout, les concerts sont gratuits et accessibles, souvent sur simple invitation, illustrant une volonté de démocratiser la culture musicale.

Des voix africaines engagées pour une musique sans frontières

À l’occasion de cette Fête de la Musique 2025, plusieurs figures majeures de la scène africaine ont exprimé leur vision de la musique comme langage universel et outil de guérison.

Pour Angélique Kidjo, la musique est un souffle vital. Lors de sa récente intervention au FEMUA 2025 en Côte d’Ivoire, elle déclarait au micro de RFI qu’elle « respire la musique du monde entier » et que cet esprit d’ouverture guide chacun de ses projets artistiques. Une manière pour elle de rappeler que la musique ne connaît ni murs ni barrières.

Du côté du Ghana, le chanteur Stonebwoy, très engagé dans les projets de collaboration panafricains, confiait dans une interview à AfroVibes (février 2025) que « là d’où nous venons, on ne sait pas abandonner… on transforme chaque obstacle en miracle ». Pour lui, la musique est à la fois une force de résilience et une arme de rassemblement. Il défend l’idée que « la collaboration l’emporte sur la compétition », en écho direct avec l’esprit de cette fête mondiale.

Enfin, Rocky Dawuni, ambassadeur du reggae ghanéen, est revenu récemment lors de la conférence Music Beyond Borders (mai 2025) sur l’importance pour les artistes africains de préserver leur identité tout en s’ouvrant au monde. « Notre musique est un pont », a-t-il affirmé, insistant sur la puissance du dialogue culturel et sur le rôle central de la musique dans les luttes sociales et environnementales.

Ces grandes voix donnent le ton. Celui d’une musique africaine debout, vibrante, et bien décidée à guérir le monde par ses rythmes.

Une Afrique de l’Ouest en pleine vibration

Le Bénin n’est pas seul. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, des centaines d’activités sont organisées autour de “Make Music Day”, le mouvement mondial auquel la Fête de la Musique est désormais affiliée. En Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo ou encore au Burkina Faso…, des concerts de rue, des ateliers d’initiation, des flashmobs, des panels et des jam sessions créent une effervescence joyeuse et intergénérationnelle.

La musique, une force de soin et de lien social

Au-delà du spectacle, la Fête de la Musique 2025 réaffirme, dans plusieurs régions du monde, la dimension thérapeutique de la musique. La musicothérapie, de plus en plus valorisée dans les hôpitaux, maisons de retraite ou centres de santé mentale, est aujourd’hui reconnue comme un véritable outil de bien-être. En Afrique du Sud, au Ghana ou encore au Sénégal, certaines structures spécialisées intègrent la musique dans leurs approches de soin ou d’accompagnement émotionnel.

Au Bénin, même si l’on ne parle pas encore officiellement de musicothérapie à grande échelle, des initiatives éducatives et artistiques contribuent à souligner le pouvoir social de la musique. Des artistes béninois animent ponctuellement des ateliers d’éveil musical dans des écoles, ou participent à des projets culturels inclusifs auprès de jeunes en milieu scolaire ou associatif. Ces actions, bien que modestes, témoignent d’une volonté croissante d’exploiter la musique comme vecteur de confiance, d’expression et de lien.

Le 21 juin 2025 est bien plus qu’une date symbolique. C’est une déclaration mondiale d’amour à la musique, un moment où artistes et publics se retrouvent pour vibrer, créer, écouter et surtout, guérir ensemble. Au Bénin, en Afrique et dans le monde, la musique demeure ce souffle vital qui traverse les générations, transcende les frontières et soigne les blessures invisibles.

Sparticulture

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