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La famille HOUENOU de DRAVO célèbre ses femmes : une première édition du 8 mars sous le signe de la reconnaissance et de l’unité

La famille HOUENOU de DRAVO célèbre ses femmes : une première édition du 8 mars sous le signe de la reconnaissance et de l’unité

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme, la grande famille HOUENOU de DRAVO a initié une célébration inédite en l’honneur de ses femmes et épouses. Après une messe d’action de grâce à l’église Saint Antoine de Padoue de Calavi, les membres de cette illustre famille se sont retrouvés au palais familial pour un moment de réjouissance, de réflexion et de partage. Cette première édition, riche en symboles, marque la volonté de la famille de perpétuer un héritage de reconnaissance envers les femmes tout en posant les bases d’une organisation structurée de solidarité et de développement.

Le dimanche consacré à la célébration des femmes de la famille HOUENOU de DRAVO a débuté par une messe d’action de grâce à l’église Saint Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi. Dans une atmosphère de recueillement, les membres de la famille ont rendu grâce pour la vie et les sacrifices des femmes qui, au fil des générations, ont contribué à l’équilibre et à la stabilité de la grande famille. À l’issue de la célébration religieuse, les participants ont rejoint le palais de la famille HOUENOU de DRAVO, où s’est tenue la suite des activités. Dans cette demeure emblématique de la famille, femmes, épouses, filles et alliées ont partagé un moment de réjouissance, mais aussi de réflexion sur la signification profonde de la Journée Internationale des Droits de la Femme.

Une initiative portée par les femmes de la famille

Cette célébration est avant tout le fruit d’une volonté des femmes elles-mêmes. Pour Viviane Zinzindohoué épouse Houenou de DRAVO, l’une des initiatrices de cette rencontre, l’objectif est d’encourager les femmes de la famille à prendre conscience de leur rôle et de leurs responsabilités.«Partout dans le monde, la journée du 8 mars est célébrée parce que des femmes se sont battues pour obtenir des droits. Aujourd’hui, nous devons prendre notre autonomie et faire face aux aléas de la vie. Aucune femme ne devrait se plaindre si elle se prend réellement en charge», a-t-elle déclaré.

Zinzindohoué épouse HOUENOU de DRAVO

Elle souligne également que cette initiative vise à renforcer la solidarité entre les femmes de la famille.«Nous ne sommes pas toutes au même niveau dans la vie. Nous voulons que chacune puisse se reconnaître dans cette initiative et qu’il n’y ait plus de vulnérabilité parmi nous», a-t-elle expliqué. Dans cette dynamique, elle a invité les femmes de la famille à adopter une posture proactive : «Je leur dirais de se lever tôt et de ne plus se plaindre. La suite sera un travail d’équipe qui va se construire progressivement».

Une célébration qui va au-delà de la fête

Pour Angéline Akpamoli, épouse HOUENOU de DRAVO et présidente des femmes de la famille, cette rencontre ne se limite pas à un moment festif. Elle se veut avant tout un cadre d’échanges et de sensibilisation.«La journée de la femme n’est pas seulement faite pour manger et boire. Il faut aussi sensibiliser les femmes, les conscientiser sur leurs droits mais également sur leurs devoirs dans la société», a-t-elle expliqué. C’est dans cette perspective qu’une causerie éducative a été organisée afin d’éclairer les participantes sur la portée de cette journée.

Angéline Akpamoli épouse HOUENOU de DRAVO / Présidente des femmes de la famille

La présidente des femmes a également précisé que cette première édition a permis de rassembler non seulement les épouses de la famille, mais aussi les belles-filles, les belles-tantes et les filles de la maison. «Quand c’est une première fois, tout le monde n’y croit pas forcément. Mais je suis sûre que la prochaine édition rassemblera encore plus de femmes», a-t-elle confié.

À travers cette initiative, les femmes souhaitent créer une véritable organisation de solidarité et d’entraide au sein de la famille. «Nous voulons aller au-delà d’une simple rencontre. L’objectif est de nous organiser, de nous donner des conseils, de nous assister et de nous soutenir mutuellement», a-t-elle ajouté.

L’appui déterminant du chef de famille

Présent à cette rencontre, Cosme Michel HOUENOU de DRAVO, chef de la famille, a salué l’initiative des femmes et réaffirmé l’importance de leur rôle dans la cohésion familiale. Pour lui, un chef de famille doit veiller sur tous les membres de sa maison, en particulier sur les femmes qui constituent un pilier fondamental. «Quand les femmes décident de faire quelque chose de bon, nous devons les suivre et les accompagner. Dans une famille, on avance ensemble», a-t-il déclaré.

Cosme Michel HOUENOU de DRAVO/ Chef de la famille HOUENOU de DRAVO

Il a également rappelé que le mariage et la vie familiale reposent sur un engagement mutuel entre l’homme et la femme. «Quand nous vous épousons, nous devons vous soutenir et vous devez aussi nous soutenir. C’est ainsi que la famille peut avancer», a-t-il affirmé.

Une initiative inspirée par l’héritage des ancêtres

Au-delà de l’événement lui-même, cette célébration s’inscrit dans une tradition familiale héritée des ancêtres. Nicolas HOUENOU de DRAVO, représentant des hommes de la famille, a rappelé que cet engagement envers les femmes trouve ses racines dans la vision du patriarche Agossou Alphonse HOUENOU de DRAVO, dernier chef de canton d’Abomey-Calavi.

Nicolas HOUENOU de DRAVO / Représentant des hommes de la famille HOUENOU de DRAVO

Selon lui, le patriarche avait laissé à ses descendants un message fort : «Célébrez toujours, quoi qu’il vous en coûte, mes épouses et vos grandes mères, parce qu’elles ont accepté de sacrifier ce qu’elles ont de plus cher pour que j’aie un nom. Elles ont donné l’éducation qu’il faut à tous mes enfants et injecté dans votre sang le symbole de l’unité qui est ma philosophie». Dans cette logique, les familles HOUENOU de DRAVO, WHANNOU, PADONOU, HOUEFFON et HOUEYI ont décidé de s’inscrire dans cette vision en initiant cette célébration. Pour Nicolas HOUENOU de DRAVO, il s’agit de tisser une nouvelle corde de reconnaissance et de restitution des droits de la femme au sein de la famille.

Des perspectives concrètes pour l’avenir

Au-delà de la célébration, cette initiative ouvre la voie à plusieurs projets structurants pour les femmes de la famille. Très prochainement, les épouses de la famille se réuniront pour mettre en place un comité de gestion chargé de développer différents projets. Ces initiatives porteront notamment sur : – La solidarité entre les membres; – La collaboration entre les familles alliées; – Le règlement des conflits; – L’assistance et l’accompagnement des enfants.

Dans le même esprit, les hommes de la famille ont été invités à régulariser la reconnaissance officielle de leurs épouses et à accompagner leurs filles dans le respect des traditions familiales. Il est également prévu que les cérémonies de dot se déroulent désormais à la maison familiale de Calavi, sous le regard du chef de famille, afin de préserver les valeurs et les traditions.

Vers une tradition familiale du 8 mars

Au terme de cette première édition, l’enthousiasme et la mobilisation observés laissent présager que cette initiative deviendra un rendez-vous annuel incontournable au sein de la grande famille HOUENOU de DRAVO.

Chaque 8 mars, les femmes de la famille devraient désormais se retrouver pour célébrer leur rôle, renforcer leurs liens et poursuivre les actions engagées en faveur de leur épanouissement. Une manière pour cette grande famille de conjuguer tradition, reconnaissance et modernité, tout en réaffirmant la place essentielle de la femme dans la construction et la transmission des valeurs familiales.

Bérénice Célia Gainsi

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