Portrait: Felix Sohoundé Pépéripé, le conquérant des temps modernes
Il a tout conquis, pas acquis, son domaine de prédilection et sa passion pour le journalisme. Les recherches pour déterminer le type d’homme qu’est Félix SOHOUNDE Pépéripé, nous éloignent parfois de la science et nous plongent dans les méandres d’une démarche entièrement à part. Car l’homme est exceptionnel autant que sa vie et son parcours. « Acheremachika » que certains ont simplement découvert à Radio Tokpa, la 104.3 FM, plus qu’une histoire est une légende.
En effet, né à Porto-Novo un 14 janvier, fils de gendarme, *Félix SOHOUNDE Pépéripé* renfermait, dans l’ignorance de ses parents et son entourage, multiple talents, ce que d’aucuns qualifieront plus tard d’« océan de talents pour le monde sportif ».

Il a trainé dans les lieux d’affectation de ses parents, les qualités en puissance, qui le révèleront plus tard. Mais c’est à Athiémé, cette ville comptoir commercial du Dahomey d’alors, que ces qualités ont commencé à s’affirmer en lui, faisant de lui, à l’image du pater très rageur et craint des prisonniers dont il avait la garde (étant régisseur de prison), un individu entièrement à part.
Elève au CEMG (Collège d’enseignement moyen général) de la ville cependant, on le fit surveillant général. Le germe a droit d’éclore. Son caractère vindicatif qu’il arrimait avec la justice sociale, n’était que prémices d’un homme atypique.
C’est surtout à Lokossa, où il fit le second cycle de l’enseignement secondaire que FSP va se révéler, confirmant par la force des choses, son amour pour toutes les disciplines sportives qu’il pratiquait à souhait, séduisant par ses prestations, autorités et autres personnalités d’alors.
Déjà à cet âge, l’homme s’intéressait au journalisme, s’essayait au micro avec ses camarades, lors des manifestations sportives développées lors des activités coopératives, qui firent des émules hélas ! Il fit identifié comme tel, une valeur à promouvoir dans ce qu’il avait en estime.

Ancien correspondant du Mono (1988-1990) qu’il ait été, FSP a été formé et a travaillé à l’ORTB (1990-1993). Journaliste au quotidien « Le Matin » à ses premières heures, il a fini par créer son propre journal « Le Confrère de la Matinée ». Parallèlement, il est le Chef du service des Sports de Radio Tokpa 104.3 FM depuis sa création le 31 juillet 1999, poste qu’il assume avec élégance intellectuelle, dynamisme et dévouement. FSP est le correspondant de RFI Sports au Bénin depuis plusieurs années. Son premier reportage sur la radio du monde remonte au 09 avril 2000, après le match aller des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA entre le Bénin et le Sénégal soldé par un nul 1-1.
Ses qualités intrinsèques, son adaptation rapide et sa maitrise de la profession le maintiennent dans la sphère des instances africaines et internationales ayant le contrôle du sport. Ainsi, à la Confédération Africaine des Sports boules,
FSP est Chargé de la communication. Il est aussi le Directeur de la communication de la FBF, Attaché de presse du Comité national Olympique et sportif béninois.
Ailleurs dans le monde des arts martiaux, il occupe le poste de Vice-président de la fédération béninoise de Wushu. « FSP, c’est toute une vie pour le sport », apprécie Herman Amegan de l’ORTB. A son actif, d’innombrables événements sportifs couverts : il revient de la CAN, Cameroun 2021.
En 2021, il était présent aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, le Championnat du monde de Pétanque en Espagne, etc.

Le présentant ainsi, c’est non pour faire des jaloux, mais plutôt des émules.
Il détient également le record du grand nombre de compétitions CIO, FIPJP, CAF et FIFA couvertes.
Tenez! FSP c’est :
*5 Coupes du Monde de la FIFA*: -Corée-Japon en 2002
-Allemagne en 2006
-Afrique du Sud en 2010
-Bresil en 2014
-Russie en 2018.
*13 CAN*
-Burkina Faso en 1998
-Ghana-Nigeria en 2000
-Mali en 2002
-Tunisie en 2004
-Egypte en 2006
-Ghana en 2008
-Angola en 2010
-Gabon-Guinée Équatoriale en 2012
-Afrique du Sud en 2013
-Guinée Équatoriale en 2015
-Gabon en 2017
-Egypte en 2019
-Cameroun en 2022
*6 Jeux Olympiques dont 1 d’hiver*
-Athènes en 2004
-Beijing en 2008
-Londres en 2012
-Sotchi en 2014 (JO d’hiver)
-Rio en 2016
-Tokyo en 2021
*09 Championnats du monde de Pétanque*
-2004 à Grenoble
-2006 à Grenoble
-2007 à Pattaya en Thaïlande
-2008 à Dakar
-2012 à Marseille
-2017 à Kaihua en Chine
-2019 à Phnom Penh au Cambodge
-2019 à Alméria en Espagne
-2021 à Santa Susana en Espagne.
*2 Championnats du Monde de Wushu*:
-2011 à Ankara en Turquie: 11ème championnat du monde.
-2013 à Kuala Lumpur en Malaisie:
12ème championnat du monde.
*2 Championnats d’Afrique de Wushu*
-2008 : 1er championnat d’Afrique à Tripoli en Libye.
-2011: 3ème championnat d’Afrique à Dakar au Sénégal.
*1 Championnnat du Monde de Karaté*
– Du 21 au 25 novembre 2012 au Palais Omnisports de Paris-Bercy à Paris.
*Une participation aux Jeux africains à Johannesburg en Afrique du sud du 10 au 19 septembre 1999.En marge de ces jeux, FSP avait sollicité la permission auprès du chef de la délégation Mansourou Arèmou, actuel président de la Confédération africaine de Handball, pour aller suivre les « Kora Awards », à Sun City, cette ville qu’il qualifie de magique. L’événement était organisé à l’époque par notre compatriote Ernest Adjovi. C’est à cette occasion que FSP eut pour la première fois, le privilège et l’honneur de saluer et d’embrasser Mickaël Jackson, Desmond Tutu et Nelson Mandela.

A son actif également,
Plus d’une douzaine de Congrès de l’Association internationale de la Presse sportive, AIPS…
Ce parcours éloquent résulte à n’en point douter, d’un background séduisant construit avec abnégation. FSP a été entre autres :
– Ancien capitaine des équipes départementales de volley-ball et de tennis de table du Mono (80-90) ;
– Gardien de but de l’équipe provinciale « Les Scorpions Noirs « du Mono (1981-1986) ; ce que les gens retiennent de lui, ce sont ses détentes spectaculaires, ses gestes acrobatiques séduisants dans les buts de l’équipe du Mono.
– Haltérophile, il est ceinture noire 7ème Dan de Budo et instructeur de Karaté Shotokan et de self defense.
Un parcours donc atypique et légendaire, il ploie sous le lourd fardeau des distinctions :
– A deux reprises, et notamment en 2013, il a été sacré Meilleur Journaliste Sportif lors des Oscars du FNDS (Fonds national du Développement des Sports) ;
– le vendredi 19 septembre 2014 à l’Hôtel de l’Amitié à Cotonou, il reçoit les honneurs, en reconnaissance de son professionnalisme, encore une autre distinction que lui a décernée l’ONG AFRICA UNITED for Hope ;
– Le mardi 28 mai 2019, FSP a été reçu dans l’Ordre national du Bénin, distinction témoignant la reconnaissance de la Nation pour la qualité de ses nombreux services.
Tenter de dissocier FSP du sport, c’est le priver de la vie tout court, car pour lui, la vie, c’est le sport et sa vie n’a été que sport : sport à la maison, sport dans les endroits consacrés, sport dans la profession, sport, sport et sport. Et mieux, il est « omnisportif » avec une expérience avérée dans plusieurs disciplines qu’il a pratiquées pour les maitriser enfin.
On rappelle, soit dit en passant, que le 20 décembre 2017, Félix SOHOUNDE Pépéripé a été reconduit pour un second mandat de quatre (04) ans, au poste de trésorier général de l’AIPS Afrique, entendez Association internationale de la presse sportive. C’était au cours de l’Assemblée générale élective qui eut lieu à Nairobi, au Kenya.
En décembre de l’année dernière, il a été désigné pour la énième fois, comme Officier des Médias de la CAF pour la CAN 2021au Cameroun et officia sur le site de Buea-Limbé.
Une fierté nationale, peut-on dire simplement.

Tenez, c’est la rigueur qu’il se donne qui lui fit acquérir des aptitudes dans la profession qu’il a forgée aux prix d’efforts inlassables, aiguisés à la curiosité du savoir, du savoir-faire et surtout, du savoir dire. Son humilité qui contraste avec son caractère de guerrier lui fit gagner l’estime des personnages emblématiques du monde, que ce soit en sport, comme en politique.
Son contact avec feu Mathieu Kérékou a fait bouger des lignes (nomination d’un conseiller technique aux activités sportives et culturelles à la présidence de la République) , tout comme sa visite chez l’ancien président Thomas Boni Yayi qui exigea qu’on fît de la virtuose une âme à distinguer, à marquer d’une pierre blanche : Pépéripé est, partant, et ce pour la première fois, cité pour recevoir les honneurs de la nation béninoise : il a été Reçu dans l’ordre national du Bénin, disions nous.
Sa maitrise des rouages et coulisses des instances telles la FIPJP, la CAF et la FIFA devrait faire de lui un expert hors pair mais il s’en est éloigné, peut-être par esprit d’esthète.
Pépéripé est une copie singulière qu’on tente d’imiter sans jamais y parvenir.
Son dynamisme et son dévouement au travail, son palmarès plus qu’éloquent, constituent à coup sûr une référence dont la réplique ne prolifère au Bénin et sous les cieux africains.
D’ailleurs, beaucoup de ses amis, de ses confrères lui restent admiratifs et le témoignent. D’aucuns parlent de « baobab ». Mais l’homme, modeste et égal à lui-même, est resté conscient de ce que son professionnalisme célébré par le passé, doit toujours continuer à s’exercer dans le présent et s’aiguiser aux mutations du monde. Et c’est certainement cette grandeur d’âme, ce souci permanent de l’efficacité qui lui ont valu autant de récompenses tout au long de sa carrière.
Après environ un mois de son jour anniversaire, le voici sous le diadème du « Meilleur Journaliste Sportif de la dernière décennie », distinction justificative d’un parcours atypique que lui reconnaissent, à raison, les « Trophées JIP SPORTS 2021 ».
Plus qu’une histoire, Felix Sohoundé Pépéripé est une légende.
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