Bénin/ Passation de charges au ministère de la Culture : Yassine LATOUNDJI veut transformer la richesse culturelle en moteur de développement
À peine installé à la tête du Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine LATOUNDJI affiche déjà l’ambition de faire de la richesse culturelle béninoise un véritable levier de développement économique et de rayonnement national. Lors de la cérémonie de passation de charges tenue ce mardi 26 mai 2026 à Cotonou, le nouveau ministre a dévoilé une vision fondée sur la valorisation du patrimoine, le soutien aux artistes et la promotion de la jeunesse créative béninoise.
Le Bénin ouvre une nouvelle page de sa politique culturelle. Nommé à la tête du Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine LATOUNDJI a officiellement pris fonction ce mardi 26 mai 2026 à la Cité ministérielle à Cotonou, lors de la cérémonie de passation de charges avec Madame Shadiya Alimatou ASSOUMA, ministre intérimaire du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Organisée en présence des cadres des deux ministères, des directeurs généraux d’agences ainsi que de plusieurs acteurs du monde culturel, cette cérémonie intervient dans le contexte de la formation du premier gouvernement du président Romuald WADAGNI. Elle marque également une nouvelle orientation institutionnelle avec la création d’un ministère exclusivement dédié à la culture, aux arts et au patrimoine, désormais séparé du département du tourisme.

Dans son allocution, Madame Shadiya Alimatou ASSOUMA a mis en avant les avancées enregistrées ces dernières années dans le secteur culturel béninois. Elle a notamment évoqué les efforts de valorisation du patrimoine, les projets muséaux engagés, les réformes structurelles opérées ainsi que le rayonnement international croissant du Bénin culturel. La ministre intérimaire a toutefois souligné plusieurs défis qui restent à relever, notamment en matière de réformes institutionnelles, de projets patrimoniaux et muséaux, mais aussi de structuration et de professionnalisation des métiers et filières culturelles.
Prenant la parole à son tour, le nouveau ministre Yassine LATOUNDJI a affiché sa détermination à inscrire son action dans une dynamique de transformation durable du secteur culturel béninois. « Je ne viens pas ici pour faire un discours, je viens prendre un engagement », a-t-il déclaré dès l’entame de son intervention. Après avoir exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour la confiance placée en sa personne, il a rendu hommage à ses prédécesseurs, en particulier à l’ancien ministre Babalola Jean-Michel ABIMBOLA, pour les acquis enregistrés au cours des dernières années.
Le nouveau ministre a surtout insisté sur la nécessité de faire de la culture un véritable levier de développement économique. « Une culture qui rayonne sans enrichir ceux qui la portent n’est qu’une vitrine », a-t-il affirmé, plaidant pour une meilleure valorisation économique des richesses culturelles nationales.

Pour conduire son action, Yassine LATOUNDJI a dévoilé les trois grandes fidélités qui guideront son mandat. La première concerne l’identité béninoise, avec la promotion des langues nationales, des rites, du Vodun et des patrimoines royaux. La deuxième fidélité est tournée vers les créateurs et artistes béninois, à travers la structuration des filières culturelles, l’amélioration de la protection des droits d’auteur ainsi que le renforcement de l’accès aux financements et à la formation. Enfin, la troisième fidélité porte sur le patrimoine culturel, qu’il considère comme « une mémoire vivante, une richesse économique et une promesse pour demain ».
Très attaché à la jeunesse, le nouveau patron du département de la Culture entend également faire des industries culturelles et créatives un moteur de création d’emplois et d’opportunités pour les jeunes. « Notre jeunesse n’attend pas un avenir, elle est déjà en train de le créer », a-t-il soutenu, appelant à davantage d’investissements en faveur des jeunes talents.

Pour Yassine LATOUNDJI, le rayonnement du patrimoine culturel béninois ne doit pas se limiter à une ambition diplomatique, mais devenir un véritable instrument de croissance économique. « L’ambition que je porte pour la culture béninoise est exigeante », a-t-il conclu, donnant ainsi le ton d’un mandat placé sous le signe de l’action, des résultats et de la valorisation du patrimoine culturel national.
Bérénice Célia Gainsi
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