Emmanuel Loconon publie «Sous la peau du silence», un essai pour apprendre à revenir à soi
Avec «Sous la peau du silence – Oser être soi dans un monde qui crie», Emmanuel Loconon signe son premier ouvrage. Publié aux éditions Vénus d’ébène, cet essai de 190 pages s’intéresse à la connaissance de soi, à la relation aux autres et à la place de l’individu dans un monde marqué par l’hyperconnexion.
Dans une époque où les échanges se multiplient et où les écrans occupent une place importante dans les relations humaines, Emmanuel Loconon choisit plutôt de regarder à l’intérieur de soi. Son premier livre, «Sous la peau du silence», est consacré à cette part de nous-mêmes que l’on entend parfois difficilement dans le bruit du quotidien. L’auteur y développe une réflexion autour de la connaissance de soi, de la connexion à soi et aux autres, mais aussi du devenir de l’être humain dans une société où l’on peut être très connecté sans forcément être véritablement relié.
Un retour au silence intérieur
Pour Emmanuel Loconon, le silence intérieur n’est pas synonyme de vide ou de retrait du monde. Il peut au contraire devenir un espace nécessaire pour mieux se comprendre, regarder ses fonctionnements et identifier ce qui nous construit. L’ouvrage propose ainsi différentes pistes pour apprendre à habiter ce silence, s’ancrer davantage en soi et regarder ses propres schémas avec lucidité. Certains peuvent être acceptés, d’autres déconstruits afin d’envisager autrement sa manière de vivre. Cette démarche repose sur la conviction qu’une collectivité solide ne peut se construire sans des individualités elles-mêmes suffisamment ancrées.

Un livre construit comme un chemin
Le livre est organisé en quatre grandes parties qui suivent progressivement un mouvement allant du soi vers l’autre.
La première partie revient sur la solitude intérieure et cherche à en proposer une autre lecture. La deuxième s’intéresse à la «découdre de soi face à soi-même», dans un travail de confrontation et de compréhension de soi. La troisième partie montre ensuite comment cette solitude, ou ce silence intérieur, peut devenir une force et un tremplin plutôt qu’un poids. La dernière partie, intitulée «S’ouvrir aux autres en restant soi», marque l’ouverture vers la relation à l’autre. Emmanuel Loconon y aborde notamment la question du réseautage et la manière dont les relations peuvent être pensées sans renoncer à son identité.

Une réflexion qui dépasse le développement personnel
Sous la peau du silence ne se limite pas à une réflexion personnelle. La préface du livre, signée par le Professeur Borlen Ernest Luzel, psychanalyste et chercheur en conscience quantique, met en avant la diversité des approches mobilisées par l’auteur. Théologie, philosophie, prophétisme, psychologie, sociologie, ontologie, andragogie, métaphysique et littérature se croisent ainsi dans cette réflexion sur l’être humain. Le Professeur Borlen Ernest Luzel parle d’un «retour actif vers le silence qui soigne», un espace intérieur où peut s’opérer une forme de réparation de l’être.
La postface est signée par Franck Waille, enseignant, chercheur, docteur en histoire et danseur. Son regard rejoint l’une des idées importantes développées dans l’ouvrage : l’authenticité personnelle peut aussi avoir un effet sur les autres. Pour lui, l’authenticité d’une personne peut inviter l’autre à rechercher à son tour sa propre authenticité et à développer sa singularité. Cette idée rejoint la vision suivante défendue par Emmanuel Loconon : ce que chacun travaille et révèle de meilleur en lui peut devenir une force pour les autres.
Du silence à l’ouverture
Le choix du titre «Sous la peau du silence» renvoie précisément à cette vision. Pour l’auteur, sous la peau du corps et dans le silence de l’âme existe une énergie qu’il faut apprendre à attiser pour retrouver son essence et se relier à l’Univers, à Dieu. L’ouvrage se termine par quatre textes choisis parmi ceux écrits par Emmanuel Loconon autour de thèmes comme la liberté, le bonheur, la vie et la mort.
Avec ce premier essai publié chez Vénus d’ébène, Emmanuel Loconon propose finalement un parcours qui part de l’intérieur pour aller vers l’extérieur. Se connaître, se confronter à soi, transformer son silence en force, puis aller vers les autres sans cesser d’être soi-même.
Bérénice Célia Gainsi
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